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Des étrennes à Malmaison

Des étrennes à Malmaison

Des étrennes à Malmaison

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Le sapin décoré, les cadeaux enrubannés et le père Noël nous feraient presque oublier une tradition plus ancienne, celle des étrennes, qui trouve son origine à la naissance de Rome.

Le roi sabin Tatius, collègue de Romulus au pouvoir, aurait eu l’habitude d’offrir aux romains les plus valeureux des rameaux de verveine, plante très précieuse aux vertus pharmaceutiques reconnues. La coutume s’établit alors d’offrir des présents lors des premiers jours du mois de janvier, coutume qui traversa les siècles.

 

Au XVIIIe siècle, Louis XV puis Louis XVI offraient à l’occasion du 1er janvier des produits des manufactures royales au premier rang desquelles des porcelaines de Sèvres.

 

Joséphine respectait la tradition des étrennes, comme en témoigne une de ses lettres adressée à son fils Eugène :

J’ai différé de t’écrire, afin de pouvoir t’assurer positivement une chose qui te fera plaisir : c’est que mes affaires sont terminées et toutes mes dettes payées. Voilà les étrennes que je t’envoie cette année.

Malmaison, 13 janvier 1812

 

 

Quant à Napoléon, il portait une attention particulière à la qualité des présents qu’il entendait offrir :

Monsieur le duc de Cadore, je viens de voir des porcelaines qui ont été envoyées à l’Impératrice pour ses présents du Jour de l’an. Ces porcelaines sont fort laides; veillez à ce qu’elles soient plus belles une autre année…

Napoléon à Champagny, ministre de l'Intérieur, Paris, 31 décembre 1811

 

Sont aujourd'hui présentes dans les collections de Malmaison des oeuvres issues de la tradition des étrennes.