Fauteuil du boudoir de l'impératrice au palais de Saint-Cloud, vers 1804

Fauteuil du boudoir de l'impératrice au palais de Saint-Cloud, vers 1804

Fauteuil du boudoir de l'impératrice au palais de Saint-Cloud, vers 1804

Malmaison à travers 28 oeuvres
Partager
Origine et date: 
vers 1804 - Attribué à Jacob Frères

Bois peint et bois doré, velours de soie rouge, or

H. 0,770; L. 0,660; Pr. 0,510

Ce fauteuil fait partie d'un ensemble de meubles livré par l'ébéniste Jacob pour le boudoir de Joséphine au palais de Saint-Cloud, ancienne résidence de la reine Marie-Antoinette, où le Premier consul s'installa à l'automne 1802.

Le boudoir fut meublé d'un canapé, de quatre fauteuils et de quatre chaises en bois doré, ornés de cygnes et recouverts de velours rouge nacarat. Ce mobilier resta dans la même pièce pendant tout l'Empire puis sous la Restauration, où le boudoir devint le cabinet de travail de la duchesse d'Angoulême. Sous le Second Empire, l'ensemble figura à Malmaison avec un écran assorti.

Les quatre fauteuils, réalisés d'après un dessin de l'architecte Percier, comptent parmi les créations les plus originales de cette époque. L'avant-corps du cygne, qu'il utilise en guise d'accoudoir, donne au fauteuil une forme gracieuse, associée depuis au souvenir de Joséphine. En effet, l'impératrice Joséphine fut la première à acclimater en captivité dans son domaine de Malmaison, dès 1803, des cygnes noirs, qui étaient encore inconnus en Europe, et leur célébrité a longtemps fait croire que Joséphine avait fait de cet animal son emblème.

Pourtant, la forme du corps et la souplesse du cou de cet animal inspiraient tout simplement les créateurs: mis à la mode dès 1798 par l'architecte Berthault qui l'utilisa pour le décor du lit de Mme Récamier, le thème du cygne se retrouve également sur les fauteuils, encore en place, du boudoir d'argent de Caroline Murat à l'Elysée.