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Napoléon III et la chambre de Joséphine, la fidélité à la mémoire (1861-1870)

Article rédigé par Isabelle Tamiser-Vétois

Napoléon III et la chambre de Joséphine, la fidélité à la mémoire (1861-1870)

Napoléon III et la chambre de Joséphine, la fidélité à la mémoire (1861-1870)

Article paru dans le quinzième volume de la Collection de l’Institut Napoléon, Editions SPM, Paris, 2015, pp. 113-120

Napoléon III et la chambre de Joséphine, la fidélité à la mémoire (1861-1870)

 

Par Isabelle Tamisier-Vétois

conservateur en chef du patrimoine au musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau

 

 

 

    La toute récente campagne de restauration menée sur le lit de l’Impératrice Joséphine à Malmaison, a donné l’occasion de se pencher de nouveau sur les détails des opérations de restitution du décor de cette pièce, menées sous la direction de Napoléon III.

 

            Lorsque l’Empereur rachète en 1861 le château de son aïeule, au-delà du symbole politique et de la filiation avec Napoléon 1er, qu’il souhaite mettre en évidence, Malmaison a pour Napoléon III, une valeur sentimentale indéniable.

De sa toute petite enfance, il garde le souvenir d’une grand-mère tendre et aimante.

Ses souvenirs sont encore vifs à son esprit en 1861 et motivent son désir de reprendre possession de ce lieu. Lorsqu’il achète ce château à la reine Marie-Christine d’Espagne, il est totalement vide. Le refaire vivre c’est tout d’abord le meubler.

 

            Dès l’achat conclu, le château passe sous la responsabilité du grand maréchal du palais, le maréchal Vaillant. Même s’il est entendu que la famille impériale ne résidera pas à Malmaison, il tient tout de même à cœur à l’Empereur de remettre de la vie dans le château de son enfance, en rendant hommage à leurs illustres propriétaires. La chambre de l’Impératrice, dans laquelle elle s’est éteinte, est au centre de ses préoccupations et sera le premier chantier entrepris. En 1861, de l’aménagement spectaculaire de cette pièce, crée par l’architecte Berthault, en 1812, il ne reste plus rien. Entre 1826 et 1828, meubles et tentures sont envoyés à Munich, chez la veuve du prince Eugène, la duchesse de Leuchtenberg.

 

            Au-delà d’une simple restauration, il s’agit d’une véritable reconstitution qui est entreprise. Pour cela, l’Empereur se dote d’un allié de tout premier ordre, l’administrateur du Mobilier de la Couronne : Édouard Williamson. Plus qu’un simple exécutant, le responsable de cette administration, lieu de mémoire des pouvoirs déchus et passés, va être la cheville ouvrière de cette opération. Dès le 8 octobre 1861, Williamson informe le trésorier de la cassette, Charles Thélin, que l’Empereur l’a chargé de faire faire un devis pour l’ameublement de la chambre à coucher de l’Impératrice Joséphine, « dans les conditions où il était anciennement ».[1] C’est donc une mission bien difficile pour les équipes du Mobilier de la Couronne de reconstituer un ameublement dont il ne reste plus rien, ni décors, ni meubles. Pour cela Napoléon III met à leur disposition, en dehors de ses propres souvenirs, une aquarelle d’Henri-Charles Loeillot-Hartwig (1798-1841), qu’il conserve dans son cabinet des Tuileries (cette aquarelle est aujourd’hui conservée dans une collection privée). Cette vue, datée de 1826, est relativement précise pour y voir la disposition générale de la pièce mais aussi la composition générale des panneaux brodés du plafond et du mobilier.

            Williamson dispose également d'une copie de l'inventaire après décès dressé à la mort du prince Eugène, qui permet d'évoquer les dispositions générales de cet ameublement. [2] Les correspondances de Williamson avec sa hiérarchie, conservées aujourd’hui à la bibliothèque Thiers, permettent de connaître dans les moindres détails les différentes phases des travaux. Elles laissent également entrevoir les inquiétudes bien légitimes de celui-ci quant au coût des travaux qu'il va devoir engager. Dès 1861, il en prévient le trésorier de la cassette, craignant que l’Empereur « ne soit disposé à croire à de l’exagération », puisque les travaux sont estimés entre 80 et 100 000 Francs.

Cette somme considérable s’explique par l’absence totale des meubles et des tentures, qui oblige à recréer la totalité du décor. Cette dépense somptuaire à engager le tracasse, et confie-t-il à Charles Thélin dans ce même document « j’apprendrais avec bonheur sous tous les rapports que les anciens meubles et tentures existent. ».[3] Cette correspondance montre l’implication personnelle de l’Empereur dans le suivi de ces opérations. C’est à lui seul que revient en effet le choix de la qualité des broderies à réaliser. Pour en réduire le coût, il est décidé qu’elles seront réalisées en or mi-fin.

 

            A partir de décembre 1861, les premiers documents de travail sont exécutés : plans du château et copies de l’aquarelle de l’Empereur, par les dessinateurs Philippe Linder et J. M. Pottier. [4]

            En 1998, le musée du château de Malmaison a pu acquérir une aquarelle, qui pourrait être l'une de ces copies. Il est intéressant de noter que dans l’aquarelle de Loeillot, le pied du lit étant caché par la reine Hortense et la fille d’Eugène, Linder et Pottier ont été obligés d’inventer la forme de celui-ci. Au-dessus des thyrses qu’ils voyaient bien, ils ont remplacé les chevets en corne d’abondance par des pieds en console. Cette image laisse aussi apparaître une partie du plafond peint par Merry-Joseph Blondel (1781-1853) représentant Junon sur son char, tableau aujourd’hui disparu.

            C’est l’architecte en chef des Monuments historiques, Victor Ruprich-Robert (1820-1887), également architecte du Mobilier de la Couronne, qui va superviser le chantier, tant pour les dessins que pour l’harmonie générale des travaux, notamment la taille des différents éléments décoratifs réalisés en carton pierre dans le plafond, qui doivent être proportionnés avec les éléments brodés de celui-ci.[5]

 

            Parallèlement à ces premières études, le premier chantier concerne les fauteuils, pour lesquels, dès octobre 1861, le chef d’atelier d’ébénisterie du Garde-meuble, propose des devis pour la confection d’un bois de fauteuil en hêtre sculpté et doré de style Empire, qui viendra compléter une série de cinq présente dans les réserves du Garde-meuble. [6] La sculpture en est confiée à J. Steiner. Les sièges en bois peint blanc rechampi or, choisis dans les réserves, sont alors entièrement dorés. La facture du doreur Cartier indique que la dorure est mate et brunie pour six fauteuils et deux causeuses.[7] Ces derniers correspondent en fait aux deux paumiers se trouvant de part et d’autre de la cheminée. Ironie de l’histoire, ces sièges Empire sont bien des sièges d’Impératrice, mais ne sont  pas ceux de Joséphine, mais ceux de Marie-Louise. En revanche, l’un des deux paumiers a figuré dans l’appartement de Joséphine au palais de Strasbourg. Le second provient du logement du concierge de Compiègne. Les pieds en acajou de ces paumiers sont également dorés pour s’harmoniser avec les fauteuils.

            Napoléon III suit personnellement le chantier et se rend au Garde-meuble le 9 mars 1863, afin de voir ce qui lui est proposé. Il admet alors le principe de réunir à Malmaison « des meubles auxquels se rattachent des souvenirs de l'Empereur Napoléon 1er et de l'Impératrice Joséphine, mais « L’Empereur désire qu’on s’assure au préalable de l’exactitude des faits » note Williamson. [8] L’Empereur raisonne en conservateur de musée, animé d’une rigueur scientifique certaine. Cependant, malgré cette ferme volonté, il se voit contraint à quelques concessions. En effet, la pièce majeure que représente le lit de l’Impératrice Joséphine, réalisé par Jacob-Desmalter en 1812, sur un dessin de Berthault, manque cruellement pour la restitution de cette pièce. Aussi, le 14 juillet 1865, l’Empereur, en approuvant les grandes lignes de cet aménagement, se voit dans l’obligation

d’autoriser l’emploi d’un autre lit et d’un autre baldaquin, se trouvant alors au Garde-meuble. Williamson, en habile administrateur, lui propose un lit également signé de  Jacob-Desmalter, mais réalisé en 1806, pour la chambre de parade du rez-de-chaussée de l’Elysée-Murat (actuel salon Pompadour). Et c’est dans ce palais que l’Impératrice Joséphine connut ce lit, en 1808, lorsque l’Elysée-Murat devient L‘Elysée-Napoléon. Malgré cette provenance prestigieuse, ce lit est bien différent du lit de Joséphine à Malmaison : sa facture est plus ancienne et ne correspond en rien à son ornementation.   Pour contourner ces difficultés, Williamson n’hésite pas à faire transformer l’un des chevets du lit de l’Elysée en y ajoutant à sa tête un cygne et fait modifier la traverse arrière, pour s’adapter à la configuration arrondie de la pièce. Ces transformations sont confiées au sculpteur J. Steiner, qui réalise pour 80 F, un cygne en hêtre d’après un premier modèle en plâtre. [9] L’atelier d’ébénisterie du Garde-meuble modifie quant à lui, la traverse arrière du lit. Ces changements sont toujours visibles aujourd’hui sur ce meuble.

 

            Les derniers travaux de restauration, menés en 2014 dans la chambre de l’Impératrice, ont été l’occasion de remettre en place provisoirement ce lit, toujours conservé dans les collections du Mobilier national[10] et de reconstituer provisoirement ce premier aménagement de 1866.

 

            Le baldaquin, également manquant, est réalisé par les ébénistes du Garde-meuble. [11]L’aquarelle de Loeillot sert encore de modèle pour Steiner et Devineau pour en sculpter le châssis. Le devis de Steiner décrit la composition organisée autour d’une couronne de laurier au milieu de laquelle se trouve un aigle avec des rinceaux d’ornements. Le travail est achevé le 23 septembre 1865.[12] Ce baldaquin est visible sur le tableau d’Hector Viger, conservé au musée Marmottan, représentant la chambre d’apparat le 29 août 1870.

 

            Le désir de remonter le temps est si vif que des consignes sont données afin de patiner la dorure toute neuve faite sur les sièges. Williamson demande à l’inspecteur du Garde-meuble en charge de ce dossier, le 18 mai 1866, de prévoir des housses de protection pour préserver au mieux ces sièges des insectes et pour « qu’ils puissent perdre plus promptement l’éclat de la nouveauté et acquérir ce degré d’ancienneté qui deviendra un de leurs mérites principaux aux yeux des visiteurs, et sera le mieux approprié aux souvenirs. »[13]

 

            Si le problème du mobilier est réglé par l’installation de meubles équivalents, reste celui de l’absence de l’important décor textile de la pièce, conçu comme une tente. Une fois choisi la qualité du fil d’or pour la broderie, il faut établir le modèle des ornements. Lepetit « Brodeur de S. M. l’Empereur », 8 rue du Coq-Héron à Paris vient prendre toutes les mesures nécessaires à partir de septembre 1865. Il en réalise un plan au dixième, puis un à grandeur réelle, qu’il soumet à Williamson. Le drap de laine fin cramoisi est fourni par Prudhomme. La découverte récente d'un échantillon de ce drap, utilisé pour recouvrir les dossiers de la couchette Murat, donne la tonalité d’un rouge franc choisi par l’Empereur.[14] Il est plus que probable que le tissu utilisé pour garnir le lit soit le même que celui qui sert pour tout le décor textile.[15] Il montre également combien le tissu utilisé au XXe siècle pour la restauration de cette pièce est éloigné de celui choisi sous le Second Empire.

 

            Les feuilles de travaux de l’atelier des tapissiers du Garde-meuble de la Couronne, établies par le chef d’atelier Ternisien, détaillent l’abondant décor textile de la pièce. [16] Le plafond est constitué de seize parties, la tenture de dix parties, seize parties de bandeau brodés, des cantonnières, des rideaux viennent le compléter. Du calicot et du papier gris sont posés comme sous-couche sur la totalité des surfaces.[17] Les lambris visibles sont redorés par Cartier. [18] Au préalable, seize colonnes en bois sculpté sont installées pour  scander les tentures [19].

 

            Si la disposition de ces derniers éléments est identique à celle qui s'offre à nous aujourd'hui, il n'en va pas de même pour la composition du plafond. Les motifs sont brodés ne semblent pas être ceux qui se déploient aujourd’hui, si la vue peinte par Viger en 1870 est juste. Les motifs s’organisaient autour d’un motif circulaire orné en son centre d’un oiseau, environné de culots et de palmettes. Chaque panneau brodé est séparé par un jeu de motifs en carton pierre sculpté en forme de corde, motif aussi décrit dans le mémoire des frères Huber, sculpteurs à Paris, du 28 juillet 1865. [20] Les motifs sont validés, tant pour leur forme que leur proportion, par Williamson et Ruprich-Robert. Le centre du plafond ayant perdu sa composition de Blondel, les peintres décorateurs Rubé et Chaperon y substituent un ciel nuageux. Il est prévu dans un premier temps que celui-ci doit être entouré d’un acrotère peint de marbre blanc et « orné d’une grecque rehaussée d’or et ornements en coloris ».[21] La moulure qui l’entoure est décorée d’un tors de feuilles de chêne et de laurier. [22] Par ailleurs, la partie centrale de l’ellipse est en fort retrait par rapport au reste du plafond. Cette épaisseur est également décorée d'une bande de lainage brodé d’une importante frise de poste dorée[23]. Celle-ci est bien visible également sur le tableau de Viger. Cette disposition beaucoup plus légère, qui semble reprendre celle crée par Berthault en 1812, n'existe plus de nos jours.

 

 

            En octobre 1865, Williamson annonce que le budget alloué est dépassé de 2 700 F et s’élève à 17 700 F. L’Administrateur du Garde-meuble essaie de minorer ce dépassement en faisant valoir les sensibles économies réalisées par le réemploi de sièges existants, de rideaux de 15/16 blanc et de rideaux de mousseline brodée. Ces derniers proviennent du dépècement du lit de l’Impératrice à Compiègne, également conçu par Berthaud.[24] Autre meuble lié au souvenir de l'Impératrice Marie-Louise aux Tuileries, l'écran en acajou et bronze doré, qui est disposé devant la cheminée. La feuille brodée qui le garnit a été réalisée par Marie-Louise. Williamson installe également un lavabo en acajou et porcelaine, livré par Madame Morillon, pour la chambre de Monsieur aux Tuileries en 1818, ainsi qu’un flambeau couvert, utilisé par Napoléon, dans son appartement du palais impérial de Bordeaux. [25]

 

            Lorsque les réserves du Garde-meuble ne possèdent pas les objets recherchés, il est procédé à des achats chez les antiquaires. Telle la pendule et quatre flambeaux. La pendule est acquise chez Lampré, et représente l’amour et Psyché jouant de la harpe.[26] Ces achats sont livrés au Garde-meuble en mars 1866.[27]. L'atelier de lustrerie remet en état ces différents éléments ainsi que les bronzes de la cheminée en mai 1866.[28] Pour parachever le décor de celle-ci, deux vases sont commandés à la manufacture de Sèvres. Afin de ressembler le plus possible aux vases originaux, la manufacture s’appuie sur la description portée sur l’inventaire après décès du prince Eugène. Terminés le 22 mars 1866, ils sont alors livrés au Garde-meuble.[29] Ces vases « dits de la Malmaison » sont à sujets chinois sur fond rouge.[30]

 

            La chambre est fin prête le 29 juin 1866, lorsque l’Empereur et l’Impératrice viennent dîner à Malmaison avec dix personnes. Mais à la grande déception de Williamson, les souverains ne montent pas voir l’aménagement réalisé dans la chambre de l’Impératrice.

 

            Les travaux sont définitivement achevés à Malmaison en 1867, pour la mise en place de l’exposition rétrospective liée aux souvenirs de Napoléon et de Joséphine. Mathurin de Lescure, secrétaire de la Commission d’organisation de cette manifestation et auteur du premier catalogue du musée, ne tarit pas d’éloge devant cette installation et n’hésite pas à affirmer avec emphase que : « cette chambre est un petit chef d’oeuvre de restauration habile et heureuse. »[31]. Si le lit Murat trône alors au centre de la chambre de l’Impératrice, il ne sera remplacé par le lit d’origine que le 16 octobre 1868. Les inventaires du Garde-meuble précisent alors que cette couchette est arrivée dans les collections « sur une demande du duc Tascher de la Pagerie ».[32] Un tapis d'Aubusson, (visible sur le tableau de Viger) complète le décor de la chambre, comme un chevalet et une vitrine livrés par Fourdinois. [33] Afin d'évoquer les collections de Joséphine, la statuette de Luigi Valadier, représentant la déesse Rome, est disposée dans la pièce. [34]

 

            L'installation de cette chambre par Williamson et ses équipes représente un véritable tour de force. Mathurin de Lescure vante cette réalisation « admirablement conservée, dont la mort de Joséphine a fait un véritable sanctuaire. »[35] Mais la guerre de 1870 va mettre à mal tout ce travail. Meubles et tentures rentrent alors au Garde-meuble et n'en ressortiront qu'en 1905, lors de la création du musée national.[36] Ces nouveaux aménagements ne seront que le reflet du travail de mémoire du premier des conservateurs du château : l’Empereur Napoléon III.

 

 



 

[1]Cet aménagement a fait l’objet d’une étude dans la thèse de Bernard Chevallier, publiée en 1989, Malmaison, château et domaine des origines à 1904, Réunion des Musées nationaux, 1989, p. 215-218.  Bibliothèque Thiers, Fonds Masson, carton 270, pièce 1, 8 octobre 1861.

[2] Id, pièce 13, 15 septembre 1864.

[3] Bibliothèque Thiers, Fonds Masson, carton 270, pièce 3, 13 novembre 1861.

[4] Id, pièce 5, 7 décembre 1861.

[5] Id, pièces 28 et 29, 26 mai 1866, notamment il est question de la taille de la frise de poste brodée qui est placée à l'intérieur de l'ellipse du plafond. Ce motif est très visible sur le tableau d'Hector Viger, conservé au musée Marmottan  (Inv. 960)

[6] Bibliothèque Thiers, Fonds Masson, carton 270, pièce 111, 30 septembre 1865, pièce 114, 10 octobre 1861, pour 70, 20 F

[7] Id, pièce 108, 30 septembre 1865.

[8] Id, pièce 9, 11 mars 1863.

[9] Bibliothèque Thiers, carton 270, pièce 113, 23 septembre 1865.

[10] GMEC 47

[11] Bibliothèque Thiers, carton 270, pièce 112, 23 septembre 1865, pour 200 Francs.

[12] Voir note 7.

[13] Bibliothèque Thiers, id, pièce 30, 18 mai 1866.

[14] Bibliothèque Thiers, carton 270, pièce 152, 30 mai 1866.

[15] Id, pièce 109, 19 août 1865.

[16] Id, pièce 126-128, 7 octobre 1865.

[17] Id, pièce 145, 8 mai 1866.

[18] Id, pièce 189, 9 octobre 1865.

[19] Id, pièce 135, 10 janvier 1866. Williamson demande au doreur Cartier de livrer au plus vite ces colonnes, à la dorure mate et brunie, dont dépend tout le montage du décor textile. Les colonnes sont elles-mêmes refaites par les ateliers du Garde-meuble. Id, pièce 11, 17 juillet 1865.

[20] Id, pièce 105, 28 juillet 1865.

[21] Id, pièce 282, sans date. Une mention marginale concernant le motif de grecques laisse supposer que celui n’a pas été réalisé, d’autant que le prix final de cette composition est abaissé à 302 F (Id, pièce 302, 21 mars 1867).

[22] Arch. nat .AJ 19 1144, n° 858. Le plafond peint de 4m sur 3 m ne rentre pas au Garde-meuble en 1878, comme le reste du mobilier de la chambre. Si bien qu’il est tout à fait probable que le ciel peint qui figure actuellement dans la chambre, tout comme le décor textile qui l’environne datent de la restauration faite en 1905.

[23] Id, pièce 29, 26 mai 1866.

[24] Bibliothèque Thiers, Fonds Masson, carton 270, pièce 118, 21 octobre 1865 et pièce 119, 5 octobre 1865.

[25] B. Chevallier, op. cit. , p. 217-218 .

[26] Id, pièce 141, 18 mai 1866

[27] Bibliothèque Thiers, Fonds Masson, carton 270, pièce 22, 20 mars 1866, Williamson s’inquiète de savoir si les vases sont terminés car le travail dans la chambre est à la veille de se terminer.

[28] Id, pièce 142, 16 mai 1866.

[29] Id, pièce 24, 22 mars 1866.

[30] Arch. Nat., AJ 19 1144, n° 835.

[31] M. de Lescure, le château de Malmaison. Histoire, description, catalogue des objets exposés sous les auspices de sa Majesté l’Impératrice, Paris, 1867, p. 233 .

[32] Arch. Nat. AJ 19 1144, f° 57, n° 1090, 16 octobre 1868.

[33] Bibliothèque Thiers, carton 270, pièce 229, 20 avril 1867 .

[34] Celle-ci est aujourd'hui au musée du Louvre (MR 399)

[35] M. de Lescure, op. cit. , p. 158 .

[36] Arch. Nat. , AJ 19 1144. L'entrée n’est consignée qu’en 1878.